Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 18:25

La mission d'information de l'Assemblée nationale sur les paradis fiscaux a rendu jeudi son rapport. Trente propositions passées au crible par Daniel Lebègue, président de Transparency International.

La mission d'information de l'Assemblée nationale vient de rendre son rapport sur les paradis fiscaux. Que pensez-vous de ces propositions ?

Daniel Lebègue, est une personnalité de l'administration et de l'économie françaises. Depuis 2003, il est administrateur de plusieurs grandes entreprises françaises dont le Crédit Agricole. Parallèlement, il est président de l'Institut du Développement Durable et des Relations Internationales, président de la section française de Transparency International, coprésident d'Eurofi, président d'Epargne sans frontières.

Elles sont dans l'ensemble excellentes. Et pour cause, elles s'inspirent pour partie des mesures proposées par Transparency International et la plate-forme Paradis Fiscaux et Judiciaires. Parmi elles, l'obligation pour les sociétés cotées et les institutions financières de publier des informations sur leurs activités dans les territoires non coopératifs, ou encore l'obligation pour les institutions financières de déclarer à l'administration fiscale les transferts à l'étranger. Ces deux mesures de transparence, si elles étaient adoptées, permettraient au Fisc d'accéder à une information plus riche et plus complète que celle à laquelle il a accès aujourd'hui. Par ailleurs, en proposant d'instituer un service spécialisé sur les questions fiscales au sein du pôle judiciaire, la Commission de l'Assemblée nationale donne une réponse tout à fait adaptée. La fraude fiscale, c'est aussi l'affaire des juges.

Ces propositions vont-elles suffire pour régler la question de la fraude fiscale ?

Non, malheureusement ces propositions restent dans l'ensemble très incomplètes. Plusieurs sujets pourtant fondamentaux ont été passés sous silence. Comme la question des trusts, fiducies et autres structures opaques qui permettent aujourd'hui aux entreprises de créer un écran supplémentaire. Pour remédier à ces sociétés écran, il faudrait par exemple instituer un registre international qui répertorierait tous ces organismes et qui pourrait être consulté par le Fisc ou les magistrats.

Par ailleurs les députés ont aussi fait l'impasse sur la lutte contre le blanchiment de l'argent issu de l'activité criminelle, ou encore sur la lutte contre la corruption. Deux pans très importants de la fraude fiscale.

Enfin à mon sens la question de la fraude des entreprises, qui correspond aux 2/3 de la fraude fiscale internationale, a été insuffisamment abordée dans ce rapport. En France les entreprises sont nombreuses, sous prétexte de "faire de l'optimisation fiscale", à jouer illégalement sur la fiscalité plus avantageuse de pays étrangers, par exemple en gonflant les revenus d'une filiale installée dans un paradis fiscal. Or la transparence prônée dans le rapport ne suffit pas. Quand une grande société pétrolière déclare avoir des activités au Caïmans, il faut avoir les moyens notamment humains ou juridique de vérifier facilement si ces activités existent réellement...

A trop vouloir réglementer, en imposant par exemple une transparence approfondie dans les résultats annuels, ne risque-t-on pas de pénaliser les entreprises françaises par rapport à leurs concurrentes étrangères ?

Certes, si les obligations pour les entreprise françaises sont plus importantes qu'ailleurs, la tentation de se délocaliser en sera nécessairement accrue. D'où la nécessité de mettre en place des actions véritablement coordonnées à l'échelon international.

Transparency International (TI) est une organisation non gouvernementale internationale d'origine allemande ayant pour principale vocation la lutte contre la corruption des gouvernements et institutions gouvernementales mondiaux. Elle appartient à la plate-forme Paradis Fiscaux et Judiciaires, qui regroupe de nombreux collectifs et organisations non gouvernementales.

Mais l'argument a ses limites. L'administration américaine est beaucoup plus déterminée que les Européens ou les Français à traquer la fraude des grandes entreprises. Et pour cause, l'enjeu macroéconomique est grand : selon le Congrès américain, chaque année la fraude offshore coûterait au Trésor 100 milliards de dollars. Pour remédier à ces pertes fiscales, les Américains viennent d'accorder une rallonge budgétaire de 128 millions de dollars. Preuve que ces derniers ont fait de la fraude des grandes entreprises une priorité.

Le rapport préconise également l'instauration par la France de sa propre liste des territoires non coopératifs...

Cette proposition me laisse perplexe. Elaborer une liste par pays, c'est matériellement difficile à accepter puisque chacun pourrait établir une liste très différente, mais c'est aussi théoriquement condamnable, puisque cela revient à occulter l'idée même d'une action internationale, pourtant indispensable.

Enfin, parmi les mesures dévoilées ce matin, la suppression des billets de 500 euros fait beaucoup de bruit, n'est-ce pas pourtant un peu anecdotique ?

Supprimer les billets de 500 euros apparaît comme une mesure de bon sens. En effet, ces coupures facilitent les transferts de main à main et les versements en liquide. Néanmoins, cette mesure, si elle n'est pas inutile, est surtout symbolique afin de sensibiliser une opinion peu concernée par la question des paradis fiscaux et de la fraude en général.

 

Source : http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/les-deputes-n-abordent-pas-suffisamment-la-fraude-fiscale-des-entreprises_199478.html

Par Stopbankstersparadise - Publié dans : paradis fiscaux
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 18:21
 16/12/2009 
 

Officiellement, ils ont fait voeu de transparence et de coopération... Pour sortir de la liste "grise" des pays non coopératifs, de nombreux paradis fiscaux ont en fait signé des accords d'échanges d'informations entre eux ou avec de petits Etats irréprochables (Gibraltar ou le Groenland, par exemple). L'Expansion s'est procuré les accords validés par l'OCDE: 30% sont "bidon". D'où notre palmarès exclusif des faux repentis. Les pays sont classés en fonction d'un taux de "leurre", qui mesure le pourcentage d'accords conclus avec d'autres paradis fiscaux. - Franck Dedieu.

 

pour plus d'infos : http://www.lexpansion.com/diaporama/les-paradis-fiscaux-qui-trichent-encore_214084.html#xtor=AL-189


Par Stopbankstersparadise - Publié dans : paradis fiscaux
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 17:48

Soupçonnée d’avoir couvert des détournements de fonds publics au Gabon entre 1992 et 1995, la filiale gabonaise de la BNP-Paribas a failli fermer ses portes en 2002. La faute à des opérations douteuses qui y auraient été découvertes…

Un beau matin de mars 2002, un rapport confidentiel sur « l’appareil de production de la BICIG (banque internationale pour le commerce et l’industrie au Gabon) » atterrit sur le bureau de Michel Pébereau, tout puissant patron de BNP - Paribas. Et provoque une homérique colère du banquier. « Il était furieux, confie un de ses proches, il a décidé qu’il fallait fermer la banque d’ici avril 2002 ».

Le dit rapport - une sorte d’audit de sa filiale gabonaise réalisé par Lionel Fagotat, un cadre local - est, il est vrai, on ne peut plus explicite. « Pour des raisons diverses (intérêt de la clientèle, sollicitations, pressions, complaisance, contexte local, complicités ou corruption, intérêts personnels), nous relevons beaucoup trop d’opérations particulières ou exceptionnelles, traitées de manière dérogatoire… » On apprend aussi que certaines opérations sont « pour des raisons confuses introduites de manière irrégulière dans les circuits, éventuellement avec l’intervention ou l’aval d’un collaborateur » … Lesquelles opérations « noyées dans la masse » « échappent à la vigilance des responsables des unités de production ».

Une opération a notamment mis la puce à l’oreille des dirigeants de l’établissement bancaire : un virement suspect émis après le paiement par la société pétrolière Perenco de sa redevance minière… Nos as des finances découvrent le mécanisme comment les plus malins des entrepreneurs échappent au contrôle du Fmi et autres bailleurs de fonds internationaux, qui pourrissent la douce vie de l’Etat gabonais.

Détourner l’argent avant qu’il ’entre dans le circuit légal

Plutôt que de payer leur redevance au Trésor, les grandes sociétés paient directement au choix, membre du gouvernement, cadre du parti, hiérarques du régime. Le mécanisme est plus fin, qu’un simple bakchich, ou une vulgaire mallette transmise de main en main. Première étape, virer sagement le montant de l’impôt sur le compte du trésor dans une banque local, la Bicig par exemple. Deuxième étape, plus ardue, la banque complice, au lieu de créditer la somme en son entier, en ventile une partie sur les comptes des caciques du régime. Troisième étape capitale, le ministère de l’Economie et des Finances du Gabon fait disparaître la facture initiale et en rédige une autre avec un montant prenant en compte la dîme touchée au passage par les politiques… Et seul ce montant « allégé » est inscrit dans la comptabilité nationale, qu’auditera le FMI. Le détournement intervient avant que les fonds n’entrent dans le circuit légal…

Malin mais encore trop visible et un peu trop illégal pour une banque aussi respectable que la BNP. Deux cadres de la direction sont immédiatement envoyés sur place, rédigent un rapport confirmant les malversations, et confortent Pébereau dans sa volonté d’en finir avec sa filiale gabonaise. Le grand patron s’est senti aussi personnellement floué. Dans une correspondance du 14 décembre 2000, adressée à tous des directeurs de filiales, le banquier insistait sur la nécessité de « prévention du blanchiment et la lutte contre la corruption ». « Un groupe bancaire de la taille du nôtre… est particulièrement exposé aux tentatives d’insertion dans les circuits économiques de l’argent provenant d’une activité pénalement répréhensible ou destinée à une telle activité ».

Omar Bongo plus fort que Pébereau

Un jargon incompréhensible pour les affidés du Mollah Omar…qui ont réussi à éviter la fermeture de la Bicig, prônée par son propre patron ! Le Mollah lui-même, expert en bakchich et autre « cadeaux » intervient personnellement. « Il est impossible que la BNP se retire du Gabon, explique-t-il aux Français, ce serait désastreux pour l’image du pays ». Et après de longues palabres avec le ministre de l’Economie et néanmoins gendre d’Omar, Paul Toungui, une décision est prise. Le fonctionnement de la filiale gabonaise demeure, le poste de directeur général, que le Mollah avait proposé de confier à un français, restera gabonais. Seuls les hauts cadres qui avaient dénoncé les dérives de la banque seront sanctionnés, l’un muté à Abidjan et l’autre rappelé à Paris. Les bonnes résolutions de l’ami Pébereau sont tombées à l’eau. Après avoir pris connaissance du rapport confidentiel sur le Bicig, et bien noté l’impossibilité de fermer la banque, Michel Pébereau prit sa plus belle plume en avril 2002 pour formuler des propositions à ses subalternes. Propositions qui feront chou blanc, la faute au « contexte » politique franco-gabonais. Ci dessous, la retranscription de la missive manuscrite.

"La note de l’Inspection sur le Gabon met en évidence la nécessité d’une reprise en main. L’idée de la situer dans le cadre d’un nouveau plan d’entreprise est bonne. Mais il faut, sans tarder, corriger
- le dispositif de maîtrise du risque de crédit politique,
- des lacunes des dispositifs comptables (sécuriser la production… et renforcer les contrôles),
- les imperfections du dispositif de production administrative,
- et, encore selon note, les défaillances du dispositif de lutte contre le blanchiment. Le renforcement de l’organisation ; du dispositif informatique, et l’évolution du dispositif commercial peuvent se situer dans le cadre du projet d’entreprise."

Pour que tout s’arrange, mieux vaut que rien ne change. En quarante ans de pouvoir, Omar Bongo a eu le temps d’apprécier la vérité de cette maxime.

 

Source : http://www.bakchich.info/Les-Gabon-comptes-de-la-BNP,00105.html

Par Stopbankstersparadise - Publié dans : complicité financière
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /Jan /2010 17:06

Serait-ce le tournant rooseveltien du président américain ? Après avoir annoncé sa décision de taxer les banques pour leur faire payer le coût de la gestion de la crise, Barack Obama s’attaque à leurs activités spéculatives. Des pas qui vont dans la bonne direction, d’autant plus qu’ils s’accompagnent d’un discours plus volontariste face au pouvoir des banques. Mais ils ne sauraient se substituer à une véritable réglementation de la finance.

Une semaine après sa proposition de taxer les banques, le président américain a proposé le 21 janvier d’interdire à toutes les banques qui bénéficient d’une garantie publique (FDIC pour les dépôts des clients ou banque centrale pour obtenir de la liquidité) de pouvoir « détenir, investir ou soutenir » un fonds spéculatif ou de private equity et de pouvoir prendre des risques importants en jouant son capital sur les marchés.

Concrètement, cela voudrait dire que des établissements comme Goldman Sachs ou Morgan Stanley devraient modifier leur business model de manière importante. Anciennes banques d’affaires, elles sont fortement engagées dans le type d’activités dénoncé par Obama. Devenues banques commerciales durant la crise pour pouvoir bénéficier de l’aide publique, elles tombent sous le coup de la nouvelle proposition de loi.

La mesure fait sens. Avant la crise, les banques américaines ont largement développé leurs activités de trading pour compte propre ou proprietary trading (« prop trading ») dans le jargon bancaire. Cela consiste à prendre des risques sur les marchés en jouant le capital de la banque et en gérant les positions issues de la vente de produits dérivés risqués à des clients. Les banques françaises, comme BNP Paribas et la Société Générale, ont aussi beaucoup joué à ce jeu. Elles en payent aujourd’hui le prix car ces activités ont été déficitaires au cours des trois premiers trimestres de l’année 2009 pour les quatre grandes banques françaises ( BNP, SG, BPCE, Crédit Agricole ; on attend les comptes du 4ème trimestre).

La façon dont le président américain a annoncé la mesure est aussi intéressante. « Nous devons mettre cela en place » affirme-t-il d’abord aux parlementaires du Congrès qui vont devoir débattre de la mesure et qui serait tenté de la dénaturer en répondant au lobbying des banques. Un lobbying dont il a ensuite dénoncé la pression pour dénaturer les projets en cours de re-réglementation de la finance, s’adressant au monde des financiers en leur disant que « si ces gens veulent la bagarre, c’est une bagarre que je suis prêt à mener ». Une rupture de ton avec le côté plus consensuel de son secrétaire au Trésor Tim Geithner dont les jours sont peut être comptés, Paul Volker, ancien gouverneur de la Fed et conseiller économique d’Obama voyant son influence, en faveur de régulations plus sévères, s’accroître à cette occasion.

Pour autant, cette nouvelle mesure n’est pas la panacée. Il faut également limiter le terrain de jeu de la spéculation bancaire par un encadrement strict des transactions sur les marchés de produits dérivés, par la mise en œuvre de politiques macroprudentielles qui permettent de casser les bulles de crédits qui nourrissent des bulles d’actifs, par un contrôle serré des centres financiers offshore qui permettent des prises de risques de manière opaque, etc.

Obama se montre plus agressif vis-à-vis de la finance pour tenter de regagner un électorat qui vient de lui faire défaut en élisant un républicain inconnu lors d’une élection partielle. Il sera d’autant plus certain de gagner ce combat qu’il portera politiquement une vraie réforme de la finance américaine et mondiale comme avait su le faire Roosevelt dans les années 1930.

 

Source : http://alternatives-economiques.fr/blogs/chavagneux/2010/01/22/obama-a-l%E2%80%99assaut-des-banques/

Par Stopbankstersparadise - Publié dans : régulation
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /Jan /2010 17:01
Les banquiers n'en finissent pas de nous surprendre. Dernier épisode en date, cette étrange affaire révélée par Le Parisien qui porte sur un des plus hauts dirigeants de BNP Paribas, "une star chez les spécialistes financiers", qui a été révoqué pour avoir créé une société en Belgique destinée à recevoir des commissions occultes. "Du jour au lendemain, Jacques-Philippe Marson, numéro 4 du groupe et directeur général de la BNP Securities Services (BP2S) a été révoqué", en toute discrétion en novembre dernier, apprend-on. Soupçonné d'escroquerie et d'abus de confiance, l'homme fait l'objet depuis vendredi d'une plainte, déposée par les avocats d'un homme d'affaires malien. "A l'aide d'une société anonyme domiciliée en Belgique, le haut cadre de la banque aurait tenté de récupérer de colossales commissions [12 millions de dollars] à l'occasion du financement d'une mine d'or au Mali". Les avocats du banquier crient à la "machination". et indique que Jacques-Philippe Marson a déposé plainte fin décembre pour "menace et tentative d'extorsion de fonds".


Source : http://www.challenges.fr/actualites/entreprises/20100125.CHA0837/le_numero_4_de_bnp_paribas_soupconne_descroquerie.html?xtor=RSS-17stop


Suite à des rumeurs au sujet de la suspension de M. Jacques-Philippe MARSON de ses fonctions de PDG de BNP PARIBAS SECURITIES SERVICES, Mr Aliou Boubacar DIALLO, PDG de Wassoul’Or et PDG de MANSA MOUSSA GOLD FUND nous a donné sa version. En effet, ne souhaitant pas que ses propos soient interprétés par certains comme un « faux fuyant » aux retards connus dans la mise en exploitation industrielle de la mine d’or de Wassoul’Or SA, M. DIALLO a insisté auprès de nous que les enjeux de cette cabale contre son entreprise et le Mali entier lui imposaient d’éclairer l’opinion publique avec la vérité des faits.

JACQUES-PHILIPPE MARSON, précédemment PDG de BNP PARIBAS SECURITIES SERVICES jusqu’au 27 Novembre 2009, avait obtenu un mandat exclusif pour la vente future d’une partie de la production de la mine d’or de Wassoul’Or SA à travers MANSA MOUSSA GOLD FUND. Le « hedging » est une pratique courante et normale souvent utilisée par les sociétés minières qui consiste à vendre par anticipation une partie de la production future de la mine à un prix donné.

Dans le cadre de cette opération de « hedging », le mandat exclusif que JACQUES-PHILIPPE MARSON a obtenu auprès de MANSA MOUSSA GOLD FUND avait une validité d’un mois et avait expiré en fin Octobre 2008. Ce mandat accordé à Jacques-Philippe Marson consistait à vendre des certificats d’une maturité de trois ans de MANSA MOUSSA GOLD FUND, partenaire de la mine d’or Wassoul’Or SA, au prix courant de l’or à cette période, avec une garantie de protection contre la baisse du prix de l’or et une garantie de rendement sur la même période.

JACQUES-PHILIPPE MARSON, alors PDG de BNP PARIBAS SECURITIES SERVICES, a souhaité le renouvellement du mandat à la fin Octobre 2008, ce qui lui a été accordé. Le 6 décembre 2008, JACQUES-PHILIPPE MARSON me confirme que la transaction a été acceptée sur la base des 800 USD l’once, et que le paiement se fera par sa banque directement en faveur du dépositaire Canadien du fonds.

Le 7 Décembre 2008, JACQUES-PHILIPPE MARSON demande officiellement de lui préparer et envoyer les deux certificats d’une maturité de trois ans correspondants à la transaction pour une contre valeur de 200 Millions USD, l’engagement de paiement de la commission et le bulletin de souscription dûment signé par moi-même et MOSTAFA BELKHAYATE et que la garantie associée à cette transaction soit émise par le dépositaire du fonds.

Tous ces documents (bulletin de souscription, certificats, lettre de garantie et engagement de paiement de la commission) lui ont été envoyés par le dépositaire comme il l’avait demandé.

Après trois renouvellements du mandat de JACQUES-PHILIPPE MARSON à sa demande, il confirme le 21 décembre 2008 que le dossier est complet et bouclé, c’est à dire que le client a signé le bulletin de souscription, qu’il a reçu les deux certificats et la lettre de garantie et que la compliance déontologie de BNP PARIBAS SECURITIES SERVICES a accepté la transaction.

Entre-temps la mine d’or continuait avec succès les essais de la petite unité expérimentale d’une capacité maximale de traitement de 1000 Tonnes de minerais /Jour. Cette usine expérimentale a été construite grâce aux efforts des premiers investisseurs de MANSA MOUSSA GOLD FUND qui était la première étape du programme de construction d’une première grande usine de traitement de 11000 Tonnes de minerais /Jour sur le même site et sur la même plateforme.

Même les rejets de cette usine expérimentale avaient une teneur en or avoisinant 1 gramme/tonne. Wassoul’or SA, avec ses coûts de production qui sont très bas, parce que n’utilisant pas de produits chimiques, a un seuil de rentabilité autour de 0,2 gramme/tonne. Cela confirme que même les rejets de cette mine constituent un gisement rentable.

Comme tout financement important, il y a un usage de fonds qui est prévu.

Dans le cadre de ce financement des 200 Millions USD, les usages prévus étaient les suivants :

1.     Finition de la grande usine d’une capacité de 11000 Tonnes de minerais /Jour et avec paiement des sous-traitants et des fournisseurs du projet qui avaient accordé des délais de paiement.

2.     Financement de l’agrandissement de la capacité de l’usine sur une plateforme différente pour atteindre une capacité de traitement journalière de 21000 Tonnes de minerais /Jour.

3.     Financement du développement de l’exploration sur les 98 KM² restants du permis d’exploitation qui contient quatre autres gisements d’or satellites (KOBADA, DAOULILA, SATIGUILA et TRAORELA qui est le placer d’orpaillage traditionnel sur lequel la pépite de 2,7Kg a été ramassée l’année dernière).

4.     Une partie du financement devait servir à l’acquisition des propriétés minières aurifères voisines en exploitation ou en niveau avancé de l’exploration dans le but d’augmenter la capacité de collecte d’or fin par MANSA MOUSSA GOLD FUND.

5.     Il était prévu de modifier les statuts de MANSA MOUSSA GOLD FUND en vue d’inclure dans son champ d’activités le diamant et le pétrole pour lui permettre de financer cette diversification. En rappel, étant promoteur de Wassoul’Or SA, je suis également présent dans l’exploration du diamant, du pétrole et du gaz au Mali.

6.     Un paiement anticipé des dividendes à l’état du Mali était prévu.

7.     Comme tout financement, il fallait également payer une commission de placement.

Voici résumé l’usage des fonds dans le cadre du financement des 200 Millions USD.

Il n’a jamais été prévu de rembourser les souscripteurs de MANSA MOUSSA GOLD FUND par ces fonds. Par contre, ce financement aurait permis de finir très vite la grande usine pour permettre à Wassoul’Or SA et MANSA MOUSSA GOLD FUND d’être à la hauteur des remboursements prévus par l’or provenant de la mine comme précisé dans le mémorandum du fonds. En plus de cette possibilité que le mémorandum de MANSA MOUSSA GOLD FUND nous permet d’utiliser, il est proposé aux souscripteurs de MANSA MOUSSA GOLD FUND qui le souhaitent d’opter soit pour le renouvellement de leurs souscriptions ou l’appel à la garantie qui permet au souscripteur d’être actionnaire de la mine.

Pour diverses raisons, en cas de retard de la mise en production, notamment pour des problèmes liés au financement, la majorité des souscripteurs de MANSA MOUSSA GOLD FUND ont opté pour ces deux dernières possibilités qui leur sont offertes.

Les actionnaires de MANSA MOUSSA GOLD FUND sont garantis par un actif minier qui a été expertisé en 2009 par des experts de renom. Cette mine a fait aussi l’objet d’études récentes en 2009 par des sociétés internationales de renom avec une valorisation de plus de 1 Milliard USD sur seulement les 2% connus de la superficie du permis d’exploitation qui ont fait l’objet des essais de production de gros volume.

A date, MANSA MOUSSA GOLD FUND a enregistré des demandes de conversion de ses investisseurs d’un montant de plus de 70 Millions d’Euros correspondant à environ 10% de la mine.

Nous sommes bien loin du scénario de déshabiller Jean pour habiller Paul.

Après cette parenthèse sur l’usage prévu du financement, la présentation de la mine et le fonctionnement de MANSA MOUSSA GOLD FUND, revenons sur le paiement annoncé le 21 décembre 2008 par JACQUES-PHILIPPE MARSON, alors PDG de BNP PARIBAS SECURITIES SERVICES, et oui, aussi incroyable que cela puisse paraître et après d’autres renouvellements de son mandat à sa demande jusqu’au 15 Février 2009, nous n’avons toujours rien reçu.

Fort de  la confiance qu’on avait dans la finalisation de ce financement, nous avions annoncé au ministère des mines l’ouverture officielle de la grande usine pour Avril 2009 et nous avions décidé d’arrêter les essais de la petite usine et de démonter sa chaîne de concassage et de broyage pour nous concentrer sur la finition de la construction de la grande usine qui se trouve sur le même site et le même plancher que la petite usine.

Cette décision permettait, avec l’obtention du financement annoncé par JACQUES-PHILIPPE MARSON, de terminer en quatre mois les travaux restants de la grande usine et de respecter ainsi le délai d’ouverture officielle annoncée au ministère.

Aussi pour des raisons de sécurité du personnel et de l’or provenant de la petite usine, cette décision d’arrêt des essais était incontournable parce que continuer de produire et construire la grande usine sur la même plateforme était trop risqué.

Dès l’arrêt de la petite unité, les sous-traitants se sont mis sur le chantier avant même d’être payés pour avancer dans la construction du projet de la grande usine.

Vu que le financement annoncé par JACQUES-PHILIPPE MARSON n’a jamais été reçu, la date d’ouverture officielle annoncée a été reportée avec toutes les conséquences qui en découlent.

Suite à l’avortement de ce financement, MANSA MOUSSA GOLD FUND a demandé le retour des documents envoyés et reçus par JACQUES-PHILIPPE MARSON. Après plusieurs demandes et relances du dépositaire Canadien, JACQUES-PHILIPPE MARSON a fini par retourner les certificats et les bulletins de souscription en effaçant la signature et le nom de l’investisseur, en y mettant la mention « annulé ».

Nous avons informé la direction générale de BNP PARIBAS de cette situation qui a pris des sanctions contre JACQUES-PHILIPPE MARSON en le suspendant de ses fonctions de PDG de BNP PARIBAS SECURITIES SERVICES le 27 novembre 2009.

Le prétexte trouvé aujourd’hui par JACQUES-PHILIPPE MARSON, qui consiste à dire que c’est du Madoff Malien pour justifier son attitude irresponsable et préjudiciable, c'est-à-dire que l’investissement aurait été utilisé pour payer d’autres investisseurs de MANSA MOUSSA GOLD FUND est tout simplement diffamatoire. L’investissement n’a pas été fait et spéculer sur ce qui serait fait au cas où il aurait été réalisé est calomnieux et infamant.

Après avoir reçu toutes les contreparties exigées par JACQUES-PHILIPPE MARSON, promettre, assurer, confirmer et annoncer le paiement de 200 Millions USD en faveur d’un projet vital pour l’économie d’un des pays les plus pauvres du monde, comme le Mali, et l’annuler frôle les génocides économiques.

Ce qui a été fait par le management de MANSA MOUSSA GOLD FUND est courageux et élogieux, il a anticipé une hausse du prix de l’or et il l’a partiellement garanti en l’adossant à un actif minier réel.

Cette façon innovante de concevoir des financements des projets dans le secteur minier permet aux Africains de garder le contrôle d’un secteur à fort potentiel de valeur ajoutée pour le grand bonheur des peuples Africains.

Rappelons que ce que MANSA MOUSSA GOLD FUND et Wassoul’Or SA ont fait mérite respect et considération en ces moments de crise sans précédent sur les marchés financiers, où toutes sortes de vendeurs d’illusion proposent des produits financiers recommandés par des analystes qui savent prédire ce qui s’est passé hier derrière des parapluies et des couvertures, tout en laissant les clients investisseurs s’exposer sans garantie.

En cinq ans, MANSA MOUSSA GOLD FUND a garantit 100% du rendement basé sur la hausse du prix de l’or, et sur la même période, l’or a enregistré une augmentation de plus de 200%.

En l’or nous croyons, le Mali a une crédibilité certaine dans la production du métal jaune, nous sommes convaincus que nous sommes dans un cycle haussier, nous l’avions anticipé et le marché nous a donné raison.

Nous résisterons à toutes tentatives de déstabilisation qui ne cherchent qu’à précipiter les bons projets Africains sous le contrôle des prédateurs.

Aliou Boubacar Diallo

Source : http://www.maliweb.net/category.php?NID=55428
Par Stopbankstersparadise - Publié dans : complicité financière
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